Des pièces et des montages, chacun piloté par un tableur : on change une valeur, on recalcule, les plans suivent. Avec les calculs et les erreurs qui vont avec.
L'état est dit franchement : entre un modèle qui n'a jamais rencontré la machine et un meuble monté dans le jardin, il y a toute la différence.
Seize touches, deux sélecteurs, une molette — et une notice d'origine qui ne parle que de Mach3. Le mode d'emploi qui manque : ce que fait vraiment chaque commande sous LinuxCNC, les seize macros de la touche Fn, les trois inscriptions qui disent le contraire du vrai, et la règle udev sans laquelle tout a l'air de marcher sans que rien ne remonte.
Les attaches d'origine ont cassé. Celles-ci les remplacent, sur l'insert récupéré dans les anciennes — et elles ne serrent pas la descente : leurs oreilles viennent en butée, l'alésage reste à Ø 81 et le tube coulisse pour se dilater. Toute la descente en est équipée depuis le 28 août.
Changeur d'outil automatique à billes pour broche ER20. Le modèle est gelé, l'impression est partie. La note de calcul détaille pourquoi la saillie des billes vaut 1,20 mm et pas autre chose — et pourquoi la contrainte la plus serrée du projet est restée invisible jusqu'à ce qu'on mesure un chanfrein de 1,5 mm.
2000 × 700 × 2000 mm, poteaux de 90 mm. Assemblages à tenons et mortaises, entièrement pilotés par le tableur : 99 cotes, et changer l'une d'elles redimensionne la pièce.
Armoire de jardin paramétrique, 1900 × 900 × 900 mm en panneau de 18 mm. Cent vingt paramètres, une feuille de débit engendrée avec le modèle.
Paire de volets en douglas pour un tableau qui n'est pas d'aplomb : 500 et 490 × 1180 mm. Aucune symétrie possible — chaque battant recalcule ses 5 lames, ses barres et son écharpe à partir de SA largeur. Les joints de lames esquivent d'eux-mêmes les vis de penture. Les planches se tracent à la plume ; le bois n'est pas encore coupé.
Aspiration pour la broche Ø80, refondue les 21 et 22/08/2026 : le laser et le tuyau ne se disputent plus la place, ils se relaient sur la glissière du porte-broche. Trois pièces — une semelle serrée à demeure, une brosse qui se parque seule dans son quai, un adaptateur qui prend la place du laser. Le modèle, ses contrôles et ses cinq planches passent, mais rien n'a été imprimé ni monté : l'ensemble n'a jamais rencontré la machine, et quatre points restent à confirmer devant elle.
Elles sont lues à la génération dans le tableur du document FreeCAD de chaque projet. Pour le meuble et la tonnelle, le script Python ne porte que des valeurs de départ — le fichier le dit lui-même : « une fois le document construit, la vérité est dans le tableur ». Une cote absente ou calculée par formule arrête la génération plutôt que de sortir un chiffre approximatif.